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Compte
rendu du stage découverte d'août 2007
Effervescence chez Blockx qui pour marquer l’événement
de l’élargissement à 72 teintes de sa gamme d’aquarelles,
avait choisi d’organiser un stage de découverte du 6 au 10 août
dernier.
Découverte de la nouvelle gamme de couleurs qui attend
en libre service de bidons doseurs alignés sur une table et fait perdre
la tête à plus d’un stagiaire.28 nouvelles couleurs, 12 modifiées
pour plus de choix et de solidité encore.
Fidèle à sa politique, un maximum de couleurs
mono pigmentaires (82%) et toujours pas d’étoiles de solidité
à la lumière. Et pour cause, les pigments ont tous une solidité
maximum en tous cas supérieure à 7.5 dans l’échelle
des laines bleues.
Découverte du papier du Moulin de Larroque dont de nombreuses
feuilles de différentes natures attendent les participants.
Surprise de recevoir un tablier Jacques Blockx et un carnet
de voyage Moulin de Larroque avec couleurs et pinceau.
Découverte de la fabrication d’une couleur depuis
la conception du liant jusqu’à la mise en tube en passant par le
broyage, le contrôle de densité, de finesse, de consistance…
L’intérêt était tel que toute la première
matinée y fut consacrée au grand dam du professeur Stephane Heurion
se demandant quand on lui laisserait le temps d’expliquer comment faire
un portrait d’humain, de canidé, d’équidé…
Après midi, d’abord un minimum de théorie
sur la couleur donné par Stéphane Heurion car, comme il le dit
si bien, ce n’est pas au moment de freiner qu’il faut chercher la
pédale.
Le temps est ensoleillé, les chevaux ne sont pas loin,
ce sera le premier sujet.
Grâce aux conseils avisés et aux ‘trucs’
donnés par le professeur, une stagiaire se surprendra même : il
est bien beau mon cheval, moi qui n’en ai jamais fait et ne pensais jamais
en faire. Personne ne souffre, tout le monde s’amuse et déjà
la table du dîner attend stagiaire, professeur et fabricant. Découverte
de son voisin, de sa voisine, bons mots, bref le ton est donné le stage
s’annonce convivial et détendu.
En effet, tout le monde est là à l’heure
le lendemain matin, impatient de découvrir comment faire un canidé
et avec quelles couleurs.
La nuit s’est particulièrement bien passée
pour trois dames logées au ‘jardin de la Thébaïde’,
là même ou sont prévus les deux derniers jours sur le thème
des fleurs avec un autre professeur, Annick Perreaux.
Fin de journée, l’impatience se précise car la réalisation
personnelle d’une boite en acajou contenant deux palettes de 12 godets
est en point de mire. 24 teintes ce n’est finalement pas beaucoup ! Il
faudra donc bien les choisir et les couler au bon endroit dans la boite.
Autre restaurant le soir, on oublie un peu cette préoccupation.
L’ambiance se confirme le professeur n’y est pas
pour rien !
Troisième jour : préoccupation existentielle,
demain et après se passeront au Jardin de la Thébaïde et
l’accès aux couleurs sera moins facile. Il faut donc s’y
prendre au plus vite.
L’un après l’autre les stagiaires faussent
compagnie au professeur pour se plonger dans l’examen approfondi des couleurs.
On teste, on échange, on colorie des listes, on réalise des petits
papiers, on questionne le fabricant, c’est la folie… Tu as vu ce
quinacridone ? Et ce pyrrolo, quelle puissance, quelle transparence ! Et cet
indanthrène, ce dioxazine et ce turquoise et ce coeruleum et …
Il n’y a que Blockx pour sortir de telles aquarelles !
Le soir, quelques palettes sont déjà réalisées,
toutes différentes.
Ces heureux stagiaires pourront donc passer la soirée
l’esprit libre.
Tout le groupe se réjouit cependant de la soirée
annoncée : chez des artistes d’origine russe occupant une ancienne
gare désaffectée : la gare de Barse occupée par Boris Mestchersky
et Anastasio Marquez. Ils nous préparent un dîner de roi comme
seuls des artistes peuvent le faire. Une stagiaire sous le coup de l’émotion
repartira même avec un monotype.
Il ne faut cependant pas s’attarder car demain un jardin
de plus de 3 hectares nous attend,Il devrait y avoir place et sujets pour tout
le monde !
Lendemain matin, pas de chance, c’est la découverte
(non sollicitée !) du temps belge qui nous attend : un plafond de nuages
sur les têtes et 30 à 40 litres d’eau au mètre carré
annoncés. La journée se passera donc à l’intérieur
au grand dam d’Annick Perreaux qui aurait certainement fait mieux en extérieur
et n’en sort pas avec un papier qui ne lui convient manifestement pas.
Madame Waumans qui s’était préparée
à nous recevoir au jardin (ouvert exceptionnellement), nous apporte à
la fabrique un gâteau au chocolat dont tout le monde se souviendra.
Personne ne se rend compte qu’à la radio on ne
parle que d’inondations parfois très graves et tous se retrouvent
de nouveau le soir à table dans une bonne humeur de plus en plus décontractée.
Après tout, l’espoir fait vivre et il reste encore
un jour pour aller peindre au jardin. Pas de chance car avec un pareil ciel
c’est généralement pour quelques jours.
Nouvelle journée donc à l’intérieur
même de la fabrique à côté des machines sous une coupole
dispensant une lumière heureusement de qualité.
Cela aura permis aux plus lents de terminer leurs recherches
sur les couleurs et de participer l’esprit libre au dernier repas réunissant
stagiaires et conjoints dans une ambiance vraiment festive.
A quand le prochain stage demandent certains.
Au prochain remaniement de la gamme répond le fabriquant.
C’est pourtant excitant de réaliser soi même sa palette avec
l’accès à l’entièreté de la gamme.
Finalement il portait bien son nom ce stage et chacun y aura
fait de nombreuses découvertes.
Parfois difficiles à maîtriser quand papier et couleur se mettaient
ensemble pour contrarier les habitudes.
Heureusement, le résultat était encourageant,
enthousiasmant même.
Les couleurs ont fait l’unanimité, avec toutes
les nouvelles teintes leur transparence leur pureté leur puissance leur
diffusion… sans parler de leur onctuosité vraiment unique.
Ceux qui étaient effrayés par leur vivacité
jugée trop grande ont pu la diminuer sans problèmes tout en gardant
des teintes propres et vivantes.
Ceux qui, par contre, recherchaient transparence et vivacité ont été
comblés et ont obtenus des résultats jamais atteints disaient-ils.
Le papier par contre, s’il a été une révélation
pour la majorité, est resté impossible à utiliser pour
l’un ou l’autre qui avait bien du mal à abandonner un papier
lisse fait machine.
Ah les habitudes !
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